Je voulais faire un dernier voyage de 2 jours cette saison. Au départ, il était prévu de joindre Luxembourg ville à Liège. Malheureusement, les chemins de fers luxembourgeois sont en travaux… Certes, les trains sont remplacés par des bus, mais avec mon vélo et toutes ses sacoches de bikepacking, j’ai préféré ne pas tenter.

Départ donc de Clervaux au Luxembourg. L’idée, c’est d’aller vers le sud pour passer par la région de Berdorf (petite Suisse luxembourgeoise), traverser la frontière, pour prendre la direction du nord en Allemagne.

Départ en dent de scie

Le départ est donné à 10h à Clervaux… et pour sortir de la ville, ça monte. Le ton est donné.

Après ça, je me retrouve sur une route secondaire pas fréquentée… les montées et descentes vont se succéder. C’est très court et il faut jouer du dérailleur. Pour un début, c’est très usant… 20km.

Petite halte pour monter sur la tour d’un barrage et admirer le paysage avant d’entamer une première longue descente.

Les rochers de Berdorf

Quand ce ne sont pas des pistes cyclables, ce sont des routes secondaires sans voitures qui nous amènent vers Echternach. Mais avant d’y arriver, il y a tout de même une petite côte entre Beaufort et Berdorf. Le paysage rocheux se dessine. Mais si tu veux vraiment découvrir cette région, fais-le à pied. Ça vaut le détour et j’en parle lors de mon périple le long du GR5.

Germany

Après 55km, je fais une première vrai pause pour diner au bord du lac à Echternach… se sera mes derniers moments au Luxembourg.

Après un peu de repos (plat), la montée suivante avec quelques pourcentages sympas, m’amène au pied du long faux plat montant.

Entre le km 80 et le km 160, la route va monter, monter, monter. C’est pas flagrant, mais c’est vraiment usant à la longue.

Au km 95 après une grosse montée vers Preist, les doutes s’installent. Je vais d’ailleurs m’arrêter plusieurs fois pour souffler un peu et faire une grosse pause gouter vers le km 120.

C’est le moment le plus difficile pour moi. Je dépasse la longueur de mes sorties habituelles (70-80km) et mon corps se mets en “mode repos”. Il est juste en train de se dire: “mais qu’est ce que tu fous… d’habitude tu t’arrêtes et tu te reposes… et là tu continues? Je ne comprends pas!”.

Ces 25km (entre 95 et 120) sont donc très difficiles.

Objectif: Gerolstein

Mon objectif de la journée est là… Gerolstein. Ville de l’eau, c’est l’endroit idéal pour remplir mes bidons, quitter la ville et trouver un endroit pour la nuit. Le faux plat est toujours là, mais la forme revient. Le coup de mou s’en va petit à petit. Le trajet toujours très agréable passe vite, et me voila déjà arrivé à Gerolstein. Dernière montée à la sortie de la ville pour rejoindre Dahm où débute une nouvelle piste cyclable… Et qui dit piste cyclable, dit aussi coin sympa pour dormir.

Je trouve effectivement cet endroit magnifique au km 150! C’est pas calculé ça?

L’hésitation est tout de même là… continuer à rouler? ou pas? Je suis en forme et rouler la nuit me tente bien. Après une petite conversation au téléphone avec Audrey, je décide de rester là. L’objectif de cette petite escapade était de prendre du plaisir en parcourant de beaux paysages… et non de relier un point A à un point B le plus rapidement possible.

Par contre, je prévois effectivement dès la saison prochaine d’envisager un parcours de 200 à 250 km à faire d’une traite et donc aussi la nuit 😉

La météo

On annonçait de potentielles averses. Finalement pas une goutte de pluie.

La température chute rapidement quand on est pas en mouvement. Je me dépêche de monter la tente et d’y passer le reste de la nuit… elle s’annonce froide.

J’ai décidé de partir sans matelas… cela ne me pose pas de problème en terme de confort, mais bien par rapport au froid… je vais investir dans une couverture de survie à mettre entre le sol et mon sac de couchage.

Mais maintenant, c’est l’heure du dodo… alors à demain pour de nouvelles aventures.

Parc Naturel

Je confirme… le nuit a été froide… annoncée à 5°C, on ne devait pas être loin. Au réveil, je remballe tout, mange rapidement et ne tarde pas pour monter sur mon vélo. Cette partie très dégagée me permettra de bien profiter du lever du soleil… malheureusement, les températures ne vont pas monter pour autant.

Toujours en direction du nord, je vais franchir plusieurs parcs naturels… les paysages seront incroyables. et les routes toujours aussi belles et sans voitures…

La fatigue de la veille est là, mais j’arrive à mieux gérer les montées. Par contre le vent est de la partie aussi. Je l’aurai de face toute la journée.

Quelques descentes

Après quelques montées, voici aussi quelques descentes. Dans les deux cas, les pourcentages ne sont pas très élevés et ça se gère bien. Mais les températures ne montent clairement pas. Après avoir mis ce que j’avais de plus chaud + le K-way (après avoir essuyé quelques gouttes). Ces couches ne me quitteront plus de la journée. Il fait froid, il y a du vent… et aujourd’hui, la pluie est de la partie.

Je profite du passage dans un village pour trouver une petite boulangerie… la viennoiserie du matin c’est quand même bon… et puis un peu de pain et du fromage pour diner est sympa aussi.

Gemünd

Les quelques montées et descentes plutôt tranquilles m’amènent à Gemünd, où je vais en profiter pour diner. La ville à l’aire agréable.

Je sais aussi ce qui m’attend. 2 belles montées. Une pour sortir de la ville et la suivante pour quitter le lac Rurstausee.

Première montée

La première montée est plutôt douce à la sortie de la ville. Mais malheureusement sur une grande route… ce sera le moment (bref) le moins sécurisant de cette balade. La descente tout aussi intéressante, longue et agréable sur une belle route propre, c’est quand même mieux.

En bas, le lac de Rurstausee… quelques photos pour entamer la dernière grosse montée.

Deuxième montée

Cette dernière grosse montée est douce, le long d’une grosse route mais sur laquelle il y a une piste cyclable, c’est donc parfaitement sécurisant. En haut, une vue magnifique sur le lac.

Cette montée en lacet était très agréable. Le “plat” en haut pour rejoindre Simmerath nettement moins. Vent fort de face, j’ai l’impression de continuer ma montée :/ Il faudra attendre les premières pentes descendantes pour vraiment souffler un peu.

Cette descente longue, sur une piste cyclable est en pleine forêt et longe une réserve naturelle. C’est beau! C’est aussi là que je vais me prendre une de ces draches… je rigole encore… à fond dans la descente sous des trombes de pluie.

Je prends de la vitesse pour gagner le lac d’Eupen.

Belgique

Après Dohlain, ça va encore monter un peu pour rejoindre Thimister-Clermont et le RAVeL qui ne fera plus que descendre jusqu’à la maison à Chaudfontaine. Cette partie de RAVeL plutôt descendante me rendra triste… triste, car c’est déjà terminé… c’était trop court et je reste un peu sur ma fin vu le plaisir que j’ai pris sur la dernière partie du parcours depuis Gemünd… C’est-à-dire les 100 derniers kilomètre.

Cela m’amène à dire que la partie la plus difficile est s’en doute ce très long faux plat montant. C’est là que les doutes se sont installés et que j’avais l’impression de ne pas avancer…

Beaucoup de plaisirs sur ces routes luxembourgeoises et allemandes magnifiques… Et parce que cela n’existe pas en Belgique… pas de trous sur le route!

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