Ma relation avec le vélo (et la voiture)

Ma relation avec le vélo a commencé tout petit… mes parents m’ont baigné dedans et je n’ai jamais arrêté.

Voici comment tout a commencé

Découverte du vélo

A l’âge de 5 ans, mes parents m’enlèvent les petites roues pour m’apprendre à faire du vélo… un peu d’aide pour me lancer, un papa qui court à côté de moi, et me voilà à pédaler comme les grands. Un souvenir encré en moi.

Pendant l’enfance, j’allais régulièrement faire des balades à vélo, avec mes parents. Nous allions souvent jusqu’au Rhin. C’était le bout du monde pour mes yeux d’enfants (50km aller/retour tout de même). J’adorais ces sorties. Autant vous dire que je baigne dans le vélo depuis toujours. Pourtant, à ce moment, tout l’argent que je recevais pour Noël ou mon anniversaire, je le gardais précieusement. Et quand on me demandait ce que je voulais en faire, je répondais : « c’est pour m’acheter une voiture ».

Achat des premiers vélos et sorties d’entrainement

A 15 ans, j’achète mon premier VTT (avec mon argent), je l’utilise pour de nombreux déplacements et pour m’éloigner un peu de mon petit village en Alsace de 1000 âmes… il n’y a pas grand-chose à y faire. J’allais rendre visite à ma grand-mère dans la ville d’à côté, j’allais chez des amis, de la famille dans les villages alentours. Parfois, je faisais un petit détour par le Rhin à 25 km de là. C’est aussi à ce moment que je découvre les sorties VTT avec le vélociste qui m’a vendu le vélo et quelques amis à lui. J’y prends vraiment du plaisir, mais ce que je préfère avant tout, c’est rouler sur la route… Je passe le mois de juillet à faire une sortie à vélo le matin et l’après-midi regarder le tour de France (c’est le règne (entre-temps déchu) d’un certain Armstrong). Je commence à avoir envie d’un vélo de route.

A 16 ans, ma cousine achète un scooter et moi mon premier vélo de route… plus cher que son scooter, mes économies y passent (je verrai bien pour la voiture plus tard)! Il m’a couté mes économies et je kiffe trop les sorties… j’aime le vélo et en devient amoureux. Mon vélo de route Cannondale sera entreposé précieusement dans ma chambre plutôt que dans la cave avec les autres vélos… J’en deviens amoureux.

A ce moment, je préfère utiliser mon vélo pour aller chez les amis plutôt que la mobylette alors qu’ils sont parfois distant de plusieurs dizaines de kilomètres. Je découvre également les sorties d’entrainement, de plus en plus fréquent et régulier… le week-end, pendant les vacances, dès que j’ai un peu de temps.

Découverte du vélotaf

Toujours à mes 16 ans, au printemps 2003, c’est la canicule, c’est aussi l’année où il y aura de nombreuses grèves de prof au lycée… Vu le peu de transports en commun, je me retrouve régulièrement coincé au lycée toute une journée. Parfois, je rentre à pied… 1h de marche. Cela m’embête, je décide d’aller directement le matin à vélo au lycée pour pouvoir rentrer quand je veux et pas devoir attendre 17h. Finalement, je prends mon vélo également les jours où il n’y a pas de grève… je découvre le vélotaf.

A 17 ans, plus d’abonnement pour le bus scolaire, je ferai tous mes trajets à vélo tous les jours et par tous les temps. Le goût pour le déplacement à vélo est de plus en plus grand. Au lycée, on me reconnaît comme  » le type qui va en vélo au lycée alors qu’il y a un bus scolaire ».

Utiliser les vélos, se fait rare

Plus de vélo à cause de la ville!

A 18 ans, je passe le permis, et achète la voiture de mes rêves avec les économies qu’il me reste. Pour quelques centaines d’euros, je récupère une vieille Peugeot 205 Safari.

Mais c’est aussi la douche froide. En septembre 2005, je débarque à Liège en Belgique pour mes études… une ville de 200 000 habitants ! Je suis perdu et la ville m’oppresse. Même si j’ai embarqué mes 2 vélos, ils resteront dans la cave pour au moins 1 an :/.

Pendant mes études, je reprends un peu le vélo, mais c’est difficile. Je fais de plus en plus de déplacements à vélo, même si j’utilise principalement les transports en commun. Les sorties à vélo sont encore rares ! La voiture, elle, ne bouge pas beaucoup, il n’est pourtant pas encore question de m’en débarrasser. Elle me paraît encore indispensable pour certains déplacements comme pour les trajets entre l’Alsace et Liège, même si des alternatives existent (transports en commun en 9h pour 3h30 en voiture :/). A ce moment, faire cette distance à vélo me trotte déjà dans la tête, mais ça c’est un autre délire.

Reprise du vélotaf

Je prends mes marques à vélo dans cette circulation citadine pour petit à petit reprendre mes habitudes de vélotafeur… et rejoindre quotidiennement l’université à 10km et quelques 200m plut haut. Après des années d’expérience, je connais tous les itinéraires pour se déplacer à vélo à Liège. Et il faut l’avouer, c’est de plus en plus sécurisant, les aménagements se multiplient.

Je n’ai toujours pas repris d’entrainement. Quelques sorties par-ci par-là, parfois pendant des mois… et puis le découragement reprend le dessus, cette ville, ce monde, cette circulation, difficile de s’y habituer.

2014, début de la vie active : J’utilise principalement mon vélo et les transports en commun pour me déplacer. Mais voilà, que très vite se profile à l’horizon mon premier Job. Mon réflexe sera d’acheter une voiture (individuelle et non partagée avec ma compagne), une Peugeot 206 (ma dernière voiture). En tout bon citoyen d’une société capitaliste, Job=Voiture !

Le vélo et les transports en commun sont des moyens de déplacement centraux pour moi. Mais, j’en arrive à la conclusion que la voiture reste un objet indispensable dans ma façon de construire ma vie.

J’ai toujours été sensibilisé à l’environnement d’où mes nombreux engagements. Mais la voiture reste un objet central pour certains déplacements. Une vie sans voiture n’est pas imaginable.

Arrivée de ma première fille, le vélo est mis de côté

L’arrivée de ma première fille en 2016 ne va rien arranger… Je laisse de côté mon vélo. La voiture va prendre le dessus ; je ne suis pas encore organisé pour me déplacer à vélo avec les enfants

Je ne me sens pas forcément très bien… utiliser autant la voiture a un impact non négligeable sur l’environnement et ma conscience.

Besoin de reprendre le vélo

J’en ai besoin, pour moi, pour mes enfants, pour l’environnement. Je n’ai plus envie d’utiliser la voiture. J’entame également une réflexion plus profonde sur mes déplacements et mon impact environnemental. J’aimerais mettre en pratique ce dont j’ai toujours rêvé… ne plus avoir besoin de voiture.

Changement de cap, j’intègre les enfants à mes déplacements

En 2016, Je rencontre Audrey, ma compagne, elle a également des convictions fortes, nous allons nous influencer l’un l’autre.

En 2017, le premier gros changement sera de réussir à intégrer les enfants à mes déplacements sans voiture. Je commence par reprendre un abonnement de bus et achète mon premier siège enfant pour le vélo. La question est complexe: comment transporter les enfants partout et sans voiture? Le siège enfant ne sera qu’un début pour changer ma façon de me déplacer avec les enfants.

Présentation

En 2018, l’école de ma première fille est mieux située que la crèche pour m’y rendre en transports en commun et/ou en vélo. Je commence aussi à mieux équiper les enfants.

2019, arrivée de ma deuxième fille. A ce moment, nous partageons 1 voiture entre Audrey, les trajets pour les enfants et moi. Nous voulons de moins en moins être dépendants de la voiture et la laissons de plus en plus de côté. A la naissance de Florine, nous allons également recevoir une remorque pour transporter les 2 enfants… J’en parlerai plus tard.

Une vie sans voiture?

2020, nous mettons en place les conseils pour se passer de voiture et diminuer son utilisation au maximum. Pour franchir le pas, nous allons acheter notre premier vélo électrique et nous allons adapter le matériel pour déplacer les enfants qui grandissent… Bien choisir le matériel pour transporter les enfants, ça ne s’improvise pas.

Nouvelle maison, nouvelles habitudes (à vélo), et les pistes cyclables qui se multiplient un peu partout en ville nous encouragent dans cette voie.

Reprise des entrainements

Fin 2020, je recommence les entrainements à vélo de manière régulière et organisée pour continuer avec un entraineur en 2021. La circulation me dérange de moins en moins, je m’y habitue… Bon il y a moins de voitures aussi… le confinement est passé par là!

Nous décidons également de nous passer complètement de voiture… elle est en vente.

Notre équipement pour se déplacer avec les enfants est de mieux en mieux, plus performant, plus sécurisant. Je commence à avoir une vraie expérience que j’ai envie de partager avec vous sur ce blog.

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