Et c’est repartit pour notre randonnée sur le GR5 de Shengen à Metz.

Shengen
Bus


Metz
Gare
| Distance | 69,45 km |
| Dénivelé | 2015 m |
| Difficulté | 1/5 |
| Date | 4 au 7 juillet 2026 |
Lors de la dernière partie, nous avons quitté le GR5 à Remerschen pour aller jusque Mondorf-les-bains. Mais en réalité, nous aurions du nous arrêter à Shengen à quelques km de Remerschen… Nous avons fait le choix de quitter le GR5 pour rejoindre Mondorf-les-bains et terminer par les thermes. Nous recommençons donc à Shengen!
Cette partie du GR5 nous mènera de Shengen (Luxembourg) à Metz (France). Nous franchissons rapidement la frontière pour poursuivre notre périple en France, que nous ne quitterons plus jusqu’à Nice.
Pour cette section, nous démarrons le soir même. Pourquoi ? Tout simplement parce que nos filles ont leur camp scout à proximité, avec un rendez-vous prévu à 18h. Après les avoir déposées, nous nous dirigeons directement vers notre point de départ à Shengen.
Au programme, 3 jours de marche, suivis du samedi matin pour parcourir environ 70 km, avec un objectif de 20 km par jour.
J-1 : Départ nocturne à Schengen
En réalité, nous ne commençons pas à Remerschen, mais à quelques kilomètres de là, à Schengen. Ce choix est plus pratique pour garer la voiture pendant 4 jours, et c’est également là que le bus nous ramènera à la fin de notre aventure.
Le départ se fera donc par une petite balade nocturne pour trouver un abri où dormir. Cette marche de nuit, plutôt agréable, nous met directement dans l’ambiance. Nous sommes encore pleins d’énergie et de motivation.
À notre arrivée à l’abri, nous dérangeons visiblement un couple qui profite d’une balançoire sur place. L’endroit n’est pas idéal : pas de banc sous l’abri, et des poils par terre, comme si quelqu’un avait décidé de se couper les cheveux ici… 😅
Lors de notre dernière randonnée, nous avions opté pour une tente 1 place pour Audrey, qui ne supporte pas de dormir à côté des moustiques, tandis que je dormirais à même le sol (à côté desdits poils…). L’idée était d’économiser de la place et du poids, en évitant d’emporter une tente 2 places. Au cas où nous ne trouverions pas d’abri, j’ai également un tarp que je pourrais installer entre deux arbres. Ici, nous n’en avons pas besoin, nous sommes à l’abri.

Pour commencer cette première soirée, Audrey réussira à abîmer la frontale que je lui prête… Plus de peur que de mal. Nous avons une frontale en moins pour la randonnée, mais je parviendrai à la réparer une fois rentré.
Jour 1 : De Schengen à la forêt, entre Moselle et monotonie
Nous descendons sur Schengen pour un rapide passage dans ce beau village. Le tour est vite fait ! 😉
Le début du parcours est plat, très plat. Nous longeons la Moselle jusqu’au village de Sierck-les-Bains, où une boulangerie et une supérette devaient se trouver. Comme c’est le premier jour, nous avons tout prévu et n’avons pas besoin de nous arrêter. Mais un petit croissant, ça fait toujours plaisir… Sauf que nous tombons sur le seul jour de fermeture. Pas de croissant aujourd’hui !
Il fait déjà chaud le matin, et à la sortie du village, une première montée nous attend. Ce n’est pas terrible, mais sur un parcours aussi plat, ça change un peu de la monotonie.
Points de ravitaillement à surveiller!
À Montenach, nous profitons d’une mairie ouverte pour nous ravitailler en eau. Les points d’eau sont rares, alors nous anticipons. Le maire nous propose même un café ! 😊
Direction Haute-Sierck pour le dîner et la première pause de la journée. Nous avons déjà parcouru 13,7 km. Il y a une pizzeria dans le village, et nous y avons presque cru… mais elle est fermée. Ce sera donc, comme prévu, pain, fromage et saucisson.
La suite du programme devait nous faire traverser la forêt… mais les chemins sont larges, et le soleil tape fort. Le temps nous semble long, le paysage est plat et peu extraordinaire.
Nous espérons un peu plus d’animation à Sainte-Marguerite… mais malheureusement, il n’y a personne, à part un agriculteur. Avec cette chaleur, un bon verre frais nous aurait fait du bien !
Après presque 19 km, nous sommes encore en forme… alors nous continuons, à l’affût d’un spot exceptionnel pour terminer notre journée.
La suite se fait entre des champs à perte de vue, avec des portions sur la route. Certes, il n’y a pas grand monde, même sur la route, mais ce n’est franchement pas agréable de se faire frôler par des voitures en plein cagnard.
Saint-Jacques-de-Compostelle passe aussi par là… J’imagine qu’ils n’ont pas trouvé mieux comme itinéraire. Il faut dire que les champs sont immenses, sans forcément de route entre les parcelles.
Le repos, enfin!
Après 24 km, nous tombons sur un spot incroyable. C’est magnifique, nous sommes épuisés… alors nous décidons de nous arrêter !
Et c’est là que nous rencontrons un problème : nous nous installons autour d’une table, sortons de quoi cuisiner, notre repas et le réchaud… sauf que nous sommes en pleine sécheresse et canicule depuis plus d’un mois. Avec un réchaud et le risque de provoquer un incendie, c’est compliqué. N’ayant rien d’autre à manger, nous décidons de prendre toutes les précautions :
- Préparer toute l’eau « au cas où »,
- Cuisiner sur la table,
- Utiliser le briquet plutôt qu’une allumette.
Malgré toutes ces précautions, nous ne sommes pas à l’aise. Alors, pour ne plus jouer avec le feu, nous prévoyons des repas froids pour les jours suivants, et éviterons d’utiliser le réchaud en cas de canicule ou de sécheresse. Le risque est trop grand pour une catastrophe d’ampleur. J’écris ces lignes alors que le plus grand incendie de Belgique fait rage…
Au vu du peu de commerces ouverts et de leur volonté de rester fermés, nous commençons à nous demander si le petit Proxi que nous visons pour demain sera bien ouvert, et si nous y trouverons ce dont nous avons besoin. Après vérification, il n’ouvre que le matin… Il faudra donc y être à temps !




Nous passerons une nuit incroyable, avec une vue imprenable sur la plaine et une église, loin de tout bruit, sous un ciel étoilé.
Jour 2 : Entre désillusions et paysages monotones
Au programme aujourd’hui :
- Se ravitailler en eau dans le premier village.
- Faire un arrêt au Proxi pour la nourriture.
- Avancer un maximum.
La source d’eau n’est pas claire, alors un villageois nous propose de nous ravitailler dans le restaurant de son beau-fils, juste à côté. Il nous reste encore quelques kilomètre avant la supérette.
À Hombourg-Budange, c’est la stupéfaction… Le Proxi est ouvert, mais il n’y a clairement pas grand-chose (aucun fruit par exemple…). Nous parviendrons tout de même à trouver de quoi tenir, mais il ne faut pas être exigeant.
Nous repartons rapidement… encore de la route ! Et en plein cagnard.
Le trajet reste peu attrayant, mais nous avançons.
C’est la pause.
Nous arrivons à Saint-Hubert pour le dîner, où un chouette spot nous attend pour manger.
Nous remarquons que tous les villages sont déserts… Il n’y a personne dans les rues. Nous avons déjà parcouru 17 km et sommes prêts à en faire encore.
À la sortie du village, une deuxième « montée » (80 m de dénivelé positif) nous attend. Autant dire que c’est toujours plat.

L’après-midi, nous nous retrouvons dans une longue forêt (toujours plate) vers Vigy. Dans cette forêt, nous ne trouvons pas vraiment d’endroit pour nous poser pour la nuit, et il est encore tôt. Comme le parcours est plat, nous avançons rapidement. Alors, nous décidons de pousser jusqu’à Vigy, où se trouve un nouveau Proxi, mais surtout un café pour qu’Audrey puisse se prendre un Irish Coffee (on a tous nos envies pendant l’effort).

L’idée est aussi de ne pas laisser trop de kilomètres pour demain, et de prendre le risque de devoir passer la nuit près de Metz, une grande ville. En marchant plus aujourd’hui, nous sommes certains de pouvoir terminer demain et de retourner près de la voiture.
À Vigy, nous faisons quelques courses au Proxi, mais aussi chez un traiteur italien pour une bonne salade.
La déception sera immense : le vendeur nous informe que le café est fermé, il est en vacances…

On avance toujours!
Malgré tout, après une pause, nous repartons avec pour objectif de trouver un endroit pour dormir. Ce ne sera pas simple. Nous nous retrouvons entre des champs clôturés, sans un petit coin où poser la tente. À la sortie de Vigy, le parcours passe sous une concentration de pylônes à haute tension, où nous ne souhaitons pas dormir. Nous essayons de rejoindre le village suivant pour nous éloigner de cet endroit.

Finalement, nous irons jusqu’à Sanry-lès-Vigy et décidons de poser notre tente dès la sortie du village, à l’entrée de la forêt. Nous commençons à être fatigués et avons besoin de nous arrêter. Nous poussons un peu dans la forêt et tombons sur une clairière parfaite pour passer la nuit et observer les étoiles.
Au final, ce sera 28 km de parcourus aujourd’hui ; il en reste 15 pour demain.

Jour 3 : L’arrivée à Metz, entre désolation et surprise
Pour cette dernière partie du parcours, encore des portions de route et toujours un soleil de plomb.

Les quelques villages que nous traverserons jusqu’à Metz sont toujours aussi déserts. Les seules personnes que nous croisons seront très sympathiques (et nous remarquons un besoin évident de discuter…).
L’arrivée à Metz est en accord avec le reste du parcours… une boulangerie fermée. 😅
Alors que nous avions une appréhension à entrer dans une grande ville, la découverte de Metz sera une très belle surprise pour nous :
- Petit tour par une ancienne fortification,
- Un centre-ville très agréable,
- Et surtout… des fontaines d’eau potable ! Il faut juste être patient, car le débit n’est pas folichon.









Bilan de cette aventure
Cette portion du GR5 entre Shengen et Metz nous aura réservé son lot de surprises, de défis et de paysages variés (ou pas !). Entre sécheresse, canicule et villages déserts, nous aurons appris à nous adapter, à anticiper, et surtout… à apprécier les petits bonheurs du chemin.
Et toi, as-tu déjà randonné sur le GR5 ? Ou as-tu des conseils pour nos prochaines aventures ? 😊
Points à noter pour les prochaines fois
✅ Prévoir des repas froids en cas de canicule/sécheresse et éviter le réchaud,
✅ Vérifier les horaires des commerces à l’avance.
✅ L’eau est primordiale… alors il faut augmenter ses réserves d’eau dans des lieux aussi désert…