Il y a déjà quatre ans que le temps des trajets en cargo pour emmener les enfants à l’école est révolu. Mes filles ont bien grandi depuis. D’abord, le cargo est devenu trop encombrant à manœuvrer avec deux enfants qui prenaient du poids. Sans compter que, après trois ans de service par tous les temps, il réclamait des réparations importantes.
Avec l’âge, il était temps pour l’aînée de passer à son propre vélo. Pour son anniversaire, elle a reçu une bicyclette plus confortable, lui permettant de faire tous les trajets vers l’école en toute autonomie. Pour la cadette, alors âgée de 5 ans, ce n’était pas encore tout à fait le moment : elle voulait bien pédaler, mais pas par tous les temps… La pluie, ça passe encore, mais le froid, c’est une autre histoire !
En 2023, nous avons donc dit adieu au cargo.

Une nouvelle routine à vélo
Depuis, elles n’ont pas cessé de grandir, et nous effectuons presque tous nos déplacements à vélo. Elles y ont pris goût et m’ont même demandé à rejoindre un club de VTT. Depuis le printemps 2026, elles s’y rendent tous les samedis. Elles souhaitent même participer à des courses… L’aînée adore déjà ça, et la cadette devrait commencer la semaine prochaine…
Des visages familiers, une belle reconnaissance
Notre logement et leur école n’ayant pas changé, cela fait six ans que nous croisons les mêmes personnes sur la piste cyclable, sans jamais vraiment échanger. Un « Bonjour » par-ci, un sourire par-là… mais au fond, ces visages familiers restaient des inconnus.
Ce matin, en nous rendant à l’école, l’une de ces personnes m’a interpellé. Elle avait vu mes filles grandir au fil des années : de la remorque au cargo, puis au Follow-me… et les voilà aujourd’hui pédalant chaque matin avec un plaisir évident. Merci à cette personne pour cet échange (même si je ne la connais toujours pas mieux). C’est effectivement une évolution dont je suis fier. Sans jamais les forcer, elles pédalent avec enthousiasme et en redemandent.


Et demain ?
Mon rêve à moi (mais c’est mon rêve, pas le leur… pour l’instant) ? Qu’un jour, elles m’accompagnent sur une course d’ultradistance en famille. Mais là encore, pas question de les pousser : si l’envie vient, ce sera d’elles-mêmes.