
C’est après avoir réussi mon premier 1000 km (Liège-Paris-Liège) en 2025 que je me lance cette année sur la Race Across Benelux. Cette épreuve, c’est un peu plus de 1000 km à boucler en 4 jours, avec une première partie très plate (les 300 premiers kilomètres) suivie d’un enchaînement de dénivelés et de pavés de plus en plus prononcés à travers le Luxembourg et la Belgique. J’adore ce type de courses d’Ultra-distance.
Départ le mercredi 27 mai d’Amsterdam… dans 10 jours !
Côté entrainement, mon travail a pris le dessus en début d’année, ce qui a retardé mon entraînement pour cet événement et a limité mon kilométrage en 2026. Je donne la priorité à ma vie de famille, et le manque de temps pour m’entraîner est souvent présent. Pourtant, cela ne m’empêche pas de prendre énormément de plaisir lors de ces défis, et ça ne m’inquiète pas plus que ça.
En revanche, ayant identifié tardivement l’origine de mes douleurs dorsales, je n’ai pas encore totalement résolu ce problème. Ce point m’inquiète davantage, car je sais qu’une douleur au dos peut transformer l’épreuve en cauchemar.
Même avec un dos capricieux et un entraînement limité, l’envie de pédaler reste intacte. La Route, elle, saura me dire si c’est suffisant.
Quoi qu’il en soit, je prendrai le départ et j’aviserai en route.
Je me réjouis particulièrement de ce départ depuis Amsterdam et de ces 300 premiers kilomètres aux Pays-Bas, un pays où je roule très peu malgré sa proximité géographique. Ces 300 premiers kilomètres plats aux Pays-Bas seront une belle découverte, même si mon cœur balance toujours pour les montées !
Ma préparation pour la Race Across Benelux
Étude du parcours
J’ai désormais le tracé de la course entre les mains. Je vais commencer à l’étudier pour repérer les points stratégiques : où me ravitailler, où dormir si nécessaire. Mais en réalité, sur une épreuve comme celle-ci, une grande partie des décisions se prendra sur le moment, en fonction des sensations. Mon expérience en ultra-distance m’a appris que le mental joue un rôle clé. Il faut savoir écouter son corps : s’arrêter pour se reposer, manger ou dormir, même si cela signifie temporairement renoncer à un objectif initial. Ces pauses, impossibles à planifier à l’avance, sont essentielles pour mieux repartir.
C’est la même logique pour la gestion de la nuit. Ce serait une erreur de s’arrêter simplement parce qu’un point de repos est marqué sur la carte, alors qu’on se sent en pleine forme et capable de rouler encore des heures.
Mon premier objectif
Mon premier défi sera de rejoindre la base de vie après 500 km sans m’arrêter, pour enfin pouvoir me reposer et manger dans des conditions de « luxe » : un lit de camp et un repas servi. Avec un départ prévu le mercredi soir, j’espère arriver durant la nuit de jeudi à vendredi à cette base de vie. Un objectif ambitieux, mais qui me motivera à garder le rythme dès les premières heures..
Matériel
Je partage déjà le détail de mon équipement (image et vidéo). Il est déjà présent sur mon vélo depuis une semaine, et je l’utilise lors de toutes mes sorties. L’objectif ? M’habituer à chaque composant, vérifier que tout fonctionne parfaitement et effectuer les derniers réglages avant le grand départ.
Logistique
Le départ sera donné à Amsterdam. Pour m’y rendre, je prendrai le train depuis Maastricht, que je rejoindrai… en vélo, bien sûr ! À l’arrivée, ma compagne et ma fille devraient m’attendre pour le retour. Une belle manière de clore l’aventure en famille.
Gestion de la météo
La météo sera la prochaine variable à surveiller de près. En ultra-distance, chaque degré et chaque goutte de pluie compte. Je devrai adapter mes vêtements en conséquence : couches techniques pour le froid, protection contre la pluie, ou au contraire des tenues légères si le soleil décide de pointer son nez. Une mauvaise préparation vestimentaire peut rapidement gâcher l’aventure… ou la rendre encore plus mémorable !